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venerdì 6 dicembre 2013

Roland Fréart de Chambray. Parallèle de l’architecture antique avec la moderne suivi de Idée de la perfection de la peinture. École Nationale Supérieure des Beaux-Arts, 2005




Roland Fréart de Chambray
Parallèle de l’architecture antique avec la moderne 
suivi de 
Idée de la perfection de la peinture

A cura di Frédérique Lemerle-Pauwels e Milovan Stanić

École Nationale Supérieure des Beaux-Arts, 2005
Isbn 2-84056-155-7

[1] Dopo un’“introduzione generale” le pp. 19-165 sono dedicate al Parallèle e quelle dalla 167 alla 258 all’Idée de la perfection de la peinture. Questa recensione prende in considerazione solo il Parallèle.

[2] Testo della quarta di copertina:

“Roland Fréart de Chambray (1606-1674) fut l’une des figures essentielles de l’administration des arts en France dans les années 1636-1645. Commis de François Sublet de Noyers, son cousin et très puissant Surintendant des Bâtiments, il partecipa à des missions en France comme en Italie afin de valoriser et d’illustrer la magnificence du roi et de l’État. Il fut ainsi chargé de collectionner des antiquités italiennes et de commander des moulages de sculptures romaines pour décorer les maisons royales. Après une intense période d’activité, Chambray se consacra à la rédaction et l’édition d’ouvrages.

Il écrivit le Parallèle de l’architecture antique avec la moderne en 1650 et l’Idée de la perfection de la peinture en 1662, deux textes fondamentaux pour la théorie de l’art au XVIIe siècle.

Le Parallèle, illustré d’un corpus considérable de gravures et fondé sur l’utilisation des grands traités architecturaux de la Renaissance, se présente comme un véritable texte polémique d’architecture prônant la supériorité des Anciens sur les Modernes et fait de son auteur le défenseur moderne de l’architecture antique.

Dans l’Idée de la perfection, Chambray définit les principes fondamentaux de la peinture, en se fondant sur une relecture des plus importants traités esthétiques et en cherchant à les confronter à des gravures des œuvres de Raphaël ou de Michel-Ange. Il critique ainsi les «techniciens» de l’art de peindre mais aussi les maniéristes et fonde une théorie de l’art conçue comme une science rationnelle où pensée et géométrie l’emportent sur les sens. 

Frédérique Lemerle-Pauwels et Milovan Stanić introduisent cet ouvrage en rappelant le contexte politique, institutionnel, familial et artistique de l’élaboration des traités, ainsi que leurs enjeux esthétiques.”


Il frontespizio dell'opera
Fonte: http://architectura.cesr.univ-tours.fr/traite/Images/LES1545Index.asp


[3] Va ricordato che Roland Fréart de Chambray era fratello minore di Paul Fréart de Chantelou, celebre collezionista ed intenditore d’arte, che ci ha lasciato, fra le altre cose, un diario sul viaggio effettuato da Bernini in Francia nel 1665. Roland seguì spesso Paul nelle sue missioni italiane, a cominciare da una visita a Roma nel 1635: “ils y avaient rencontré Poussin et d’autres artistes, comme Charles Errard, qui allait par la suite devenir un étroit collaborateur de Roland” (p. 11). Da un viaggio successivo (1640) Roland (p. 12) “rapporte aussi un album de dessins d’après les plus belles statues antiques qu’il a vues à Rome, Proportions que i’ay mesurées avec Mons. Errard sur les originaux mesmes à Rome l’année 1640, ainsi qu’une copie du traité manuscrit de Léonard de Vince sur la peinture, d’après un exemplaire en possession de Cassiano dal Pozzo, et dont il publiera en 1651 la première version française, traduite par ses soins” (è il caso di ricordare che lo stesso anno il du Fresne aveva pubblicato, sempre a Parigi, la prima versione italiana del Trattato leonardiano). Un anno prima del Trattato, Fréart de Chambray pubblica il Parallèle, con incisioni di Charles Errard. Solo nel 1662, invece, appare l’Idée de la perfection de la peinture, seguita l’anno dopo dalla meno fortunata Perspective d’Euclide.


Dall'interno del volume: Callimaco inventa il capitello corinzio
Fonte: http://architectura.cesr.univ-tours.fr/traite/Images/LES1545Index.asp


[4] Si è già accennato in qualche modo al fatto che, nel suo Parallèle, Roland sostiene la superiorità degli antichi sui moderni e più in generale dei greci e della loro architettura sui romani. Il Parallèle si compone di due parti, in cui da un lato (e si tratta della sezione senza dubbio più corposa) si affrontano gli stili classici dei greci (dorico, ionico, corinzio) e dall’altro quelli dei latini (toscano e composito). Per ognuno degli ordini greci Chambray propone gli esempi di alcuni prestigiosi edifici atti a rappresentarli, nonché l’approccio interpretativo di dieci grandi architetti, raggruppati a coppie. Le prime quattro sono italiane: si va da Palladio e Scamozzi a Serlio e Vignola, da Daniele Barbaro e Pietro Cataneo a Leon Battista Alberti e Giuseppe Viola Zanini. L’ultima coppia presenta due architetti francesi: Jean Bullant e Philibert De l’Orme. Per i modelli latini, la cui inferiorità è apertamente sostenuta da Fréart de Chambray, si riportano i soli modelli di Palladio, Scamozzi, Serlio e Vignola. “Le Parallèle n’est... pas un traité des ordres au sens traditionnel du terme. La supériorité proclamée d’entrée des Anciens sur les Modernes, l’affirmation du primat des ordres grecs, le range et le choix enfin des auteurs modernes, confèrent à l’ouvrage son aspect polémique et novateur. En réaction avec le «libertinage» architectural de son temps, Chambray définit une esthétique fondée sur la clarté, la convenance et la grandeur dont Palladio est à ses yeux le meilleur représentant moderne” (p. 22).


Ordine corinzio secondo Palladio e Scamozzi
Fonte: http://architectura.cesr.univ-tours.fr/traite/Images/LES1545Index.asp


[5] Correttamente Frédérique Lemerle-Pauwels si interroga sulla fortuna del trattato di Fréart de Chambray. Non vi è dubbio che da un punto di vista pratico-operativo il Parallèle abbia inciso ben poco; ad andare per la maggiore continuarono ad essere i precetti del Vignola, più semplici e graditi ai committenti. Il discorso va dunque spostato sul piano della teoria artistica: “l’Académie d’architecture, qui eut à sa création en 1671 la mission de travailler au rétablissement de la belle architecture, consacra ses premiers travaux à l’examen des différents traités. Elle le fit selon l’ordre du Parallèle...”. E tuttavia i membri dell’Accademia e con essi anche coloro che si avvicinarono al trattato negli anni successivi si guardarono bene dall’aderire alle tesi di Chambray. Usarono piuttosto lo scritto come un’utile raccolta antologica da consultare per proprio aggiornamento culturale. Il Parallèle conobbe invece una seconda giovinezza attorno alla metà del 1700: “en fin de compte, Chambray qui avait été un partisan inconditionnel des Anciens et un censeur implacable des extravagances architecturales de Michel-Ange se révèle un néoclassique avant la lettre” (p. 40).


Ordine corinzio secondo Bullant e De l'Orme
Fonte: http://architectura.cesr.univ-tours.fr/traite/Images/LES1545Index.asp

[6] Per uno scritto anonimo compilato appositamente in ambiente romano a confutazione delle tesi di Fréart de Chambray si veda Introduzione alli Cinque Ordini dell’Architettura. Trattato anonimo della fine del Seicento, a cura di Mario Curti e Paola Zampa (Roma, Archivio Guido Izzi, 1995).

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